Tout le monde, et en particulier les socialistes, est aujourd’hui d’accord pour dire que le PS est complètement déboussolé et a besoin d’une rénovation à la fois de ses idées et de son personnel. C’est pour moi une évidence déjà ancienne et la raison de mon éloignement, mais c’est une vertu des défaites, parfois, que de provoquer de salutaires prises de conscience, prélude indispensable à de fructueuses remises en cause. Le Waterloo électoral qui se profile aux législatives les 10 et 17 juin rendra ce constat encore plus criant.
De plus, beaucoup au PS se taisent aujourd’hui pour essayer de sauver les meubles. Leur parole va se libérer dès le lendemain du 2è tour et çà va swinguer.
Ce qui m’étonne du coup dans cette histoire, c’est l’aplomb avec lequel ces braves gens ont essayé de nous faire croire pendant des mois qu’ils représentaient une alternative crédible au candidat de droite. Quand on voit comment le château de cartes s’est écroulé, on est rétrospectivement soulagés d’avoir évité de porter au pouvoir une pareille équipe de bras cassés absolument pas préparés aux responsabilités.

Pour le dire autrement : une candidate qui n’arrive pas à rassembler son camp est-elle vraiment bien placée pour rassembler le pays ?

Une équipe qui mène une campagne dans un tel océan d’amateurisme et d’improvisation, en ne maitrisant ni son discours, ni ses alliances, ni sa stratégie, ni ses thèmes de campagne, ni son calendrier…est-elle vraiment apte à prendre les rênes de la 5è puissance mondiale ?

Et ce sont eux qui disaient que Sarkozy était inquiétant ???

On marche un peu sur la tête là, non ?

Une minute de poésie…

November 30, 2006

A l’exception des informations historiques, l’ensemble des informations qui figurent dans ce communiqué de presse constituent des déclarations prospectives au sens du US Private Securities Litigation Reform Act de 1995, tel que modifié. Ces déclarations prospectives sont relatives aux résultats financiers et opérationnels futurs d’Biiiiiiiiiiiipppp, aux avantages et synergies de l’opération proposée et aux prévisions, opinions, objectifs, budgets et perspectives futures du management d’Biiiiiiiiiiiipppp qui sont fondés sur les perspectives, estimations, prévisions et projections actuelles relatives à Biiiiiiiiiiiipppp, ainsi qu’à la performance future d’Biiiiiiiiiiiipppp et aux secteurs d’activité dans lesquels Biiiiiiiiiiiipppp opère, en plus des hypothèses du management. Les mots tels que “prévoit,” “cible,” “a l’intention de,” “projette,” “croit,” “recherche,” ainsi que les dérivés de ces mots et les expressions synonymes ont pour objet d’identifier ces déclarations sur l’avenir qui ne sont pas des déclarations sur des faits historiques. Ces déclarations prospectives ne constituent pas des garanties de performance future et comportent par nature certains risques, incertitudes et hypothèses qui sont difficiles à évaluer. En conséquence, les résultats réels peuvent être significativement différents de ce qui est indiqué ou prévu dans ces déclarations prospectives. Ces risques et incertitudes sont fondés sur un nombre important de facteurs comprenant, entre autres : les difficultés et retards dans la réalisation des synergies et économies de coûts ; les fluctuations du marché des télécommunications ; la détermination du prix, coût et autres risques inhérents aux accords de vente à long terme ; l’exposition au risque-crédit vis-à-vis des clients ;le nombre limité de fournisseurs dont dépend Biiiiiiiiiiiipppp pour fabriquer ses produits ; les risques sociaux, politiques et économiques pesant sur nos opérations à l’échelle mondiale ; les coûts et les risques associés aux retraites et aux plans au bénéfice des retraités ; la complexité des produits commercialisés ; la modification des réglementations et des normes techniques en vigueur ;les litiges actuels ou futurs ; les difficultés et les coûts inhérents à la protection des droits de propriété intellectuelle et l’exposition à des réclamations de tiers au titre de la contrefaçon ; ainsi que la conformité aux lois relatives à l’environnement, la santé et la sécurité. Pour une liste et une description plus complète de ces risques et incertitudes, vous êtes priés de vous référer au rapport annuel d’Biiiiiiiiiiiipppp sur Form 20-F pour l’exercice clos au 31 décembre 2005, ainsi qu’aux autres enregistrements effectués par Alcatel et Lucent Technologies Inc. auprès de la U.S. Securities and Exchange Commissionla ” SEC “)). Sauf à ce que ce soit demandé par les lois fédérales relatives aux valeurs mobilières ou par les règles et régulations de la SEC, Biiiiiiiiiiiipppp ne s’engage en aucune façon à publier une mise à jour ou une révision de ces prévisions.

Raymond à la neige…

November 24, 2006

Faut qu’çà farte…

Chers visiteurs, vous l’aurez remarqué, un léger coup de mou éditorial se fait jour sur ce blog. Flemme, taraudante question de la pertinence de mes posts, manque de réactions, aquoibonisme ambiant, lassitude de cet exercice outrageusement égocentré, solitude de l’encarté sarkozyste au milieu d’électeurs de gauche certes chancelants mais toujours hostiles au petit Nicolas…quoi qu’il en soit, quelques jours déconnectés dans un Perche accueillant et vivifiant me permettront d’y voir plus clair quant à l’éventuelle utilité de ce blog. Comme le disait si pertinemment le Maréchal, dont on ne louera jamais assez la clairvoyance, “la terre ne ment pas”.

Histoire de proposer un peu de contenu, voici quand même l’interview de Nicozy Sarkolas chez Elkabbach hier :

Interview de Nicolas Sarkozy
Ministre d’Etat, de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire
Président de l’UMP
Europe 1 – lundi 30 octobre 2006

Est-ce que les policiers sont ce matin sur une ou des pistes concernant les auteurs de l’incendie du bus qui a brûlé si grièvement une jeune femme à Marseille ?
Oui.

Qui sont-ils ?
Il y a un énorme travail qui a été fait depuis que cet acte criminel inadmissible, inacceptable, et qui ne restera pas sans réponse, a été commis. Je me suis engagé devant la famille de cette jeune fille que, j’ai eue plusieurs fois au téléphone – enfin, je veux dire la famille, à la fois le frère, le père, la mère -, à ce que nous retrouvions les coupables. Un travail très important est engagé, a été engagé, est engagé et j’ai bon espoir que dans les tous prochains jours, il y ait des éléments nouveaux.

C’est une bande ?
Je ne peux pas rentrer dans le détail parce que l’enquête a lieu. Je voudrais simplement dire à nos auditeurs quand il y a eu – je crois que c’était le 22 ou 23 octobre – le bus de Grigny incendié, j’avais dit qu’on retrouverait les auteurs : ils sont trois aujourd’hui à être sous les verrous. Lorsqu’il y a eu l’agression de ce policier courageux et digne des Tarterêts, j’avais dit qu’on retrouverait les auteurs : ils sont aujourd’hui sous les verrous. S’agissant de cet acte barbare, encore une fois inqualifiable, qui a conduit une jeune fille d’origine sénégalaise, qui fait ses études en France, qui prenait son bus dans un quartier populaire, qui ne demandait rien à personne, si ce n’est faire des études pour préparer son avenir, ceux qui sont capables de rentrer dans un bus, de jeter de l’essence, d’y mettre le feu, quel que soit leur âge, doivent rendre compte d’un acte qui est un acte criminel.

Ce sont des mineurs là ?
Nous avons des éléments qui nous permettent de penser qu’il y a dans les auteurs des mineurs.

Mais pourquoi, à votre avis, agissent-ils de cette manière, est-ce que c’est organisé ? On dit que maintenant les jeunes agissent de 12 à 14 ans – et ça a été le cas à Marseille -, cagoulés, qu’ils montent des guets-apens en commando… Est-ce qu’ils sont organisés, est-ce que vous arrivez à savoir maintenant, avec les policiers, pourquoi, et s’ils sont vraiment des groupes organisés ?
D’abord le pourquoi : il faut en finir avec cette culture de l’excuse permanente qui consiste à tout expliquer avant de tout excuser. Mettre le feu à un bus, briser la vie d’une jeune femme, il n’y a aucune explication, il n’y a aucune excuse et rien – je dis bien rien – ne saurait justifier un acte barbare, premier point.

Evidemment.
Deuxième point, la société française – et il faut dire les choses comme elles sont – a un problème avec la façon dont elle punit – le terme “punir” n’est pas un gros mot – les mineurs et les multirécidivistes. Je ne cesse, criant parfois dans le désert, d’essayer de convaincre de cette réalité. On ne peut plus traiter un mineur en 2006 comme on le faisait en 1945. Si un certain nombre de mineurs se comportent de cette façon, c’est parce qu’ils ont le sentiment d’une impunité. Quand vous pensez, le charivari qu’ont provoqué mes propos sur la justice des mineurs du tribunal de Bobigny, dont je disais qu’elle me semblait avoir démissionné, je ne portais pas un jugement sur l’ensemble des magistrats, mais sur ce cas particulier précis. Ce qu’on voit, c’est bien la preuve que je disais la vérité. La première des vertus pédagogiques de la punition, c’est de créer un interdit. Il y a des choses que l’on fait et il y a des choses que l’on ne fait pas. Et devant des choses inacceptables, la société a le devoir de sanctionner pour prévenir. Parce que la meilleure prévention, c’est la sanction.

Oui, mais est-ce que la sanction suffit ? C’est-à-dire qu’aujourd’hui, on voit bien que tous les auteurs de l’incendie de Marseille ont été unanimement condamnés. C’est même L. Fabius qui les traite de “voyous”, de “criminels” et de “salopards à châtier”.
Très honnêtement, je pense qu’il perd ses nerfs. Mais ce n’était vraiment pas la peine de faire des remarques quand, en reprenant l’expression d’une dame d’Argenteuil, j’ai parlé de “racailles”. La question n’est pas de dire que ce sont des barbares ou des criminels, la question c’est d’en tirer les conséquences. Le chômage, les discriminations, le racisme, l’injustice ne sauraient excuser d’aller mettre le feu à un bus payé par les impôts des contribuables, c’est-à-dire par les impôts de ceux qui travaillent et qui se lèvent tôt le matin. Et cela fait trop longtemps que cette culture de l’impunité…

Oui, mais qu’est-ce que vous proposez ?
Attendez monsieur Elkabbach. Non seulement je propose mais je fais ! J’ai entendu monsieur Hollande, qui dans son rôle de comique de la vie politique française, est inimitable…

Pourquoi “comique” ?
Parce qu’il est tellement outrancier, ce monsieur

C’est vrai qu’il vous rend responsable. Il dit que votre responsabilité est engagée parce que vous enlevez des policiers de certains quartiers, que vous avez cassé la police de proximité, que vous avez créé vous-même, par les mots que vous employez, une situation de tension.
Bien sûr…

Vous êtes la cible, au-delà de la campagne électorale, mais c’est vrai que vous avez reçu les coups de tous les leaders de gauche. Est-ce qu’il y a des raisons, ou pas de raisons, comment vous leur répondez ?
Est-ce que je peux leur répondre monsieur Elkabbach ?

Justement.
Quand je suis devenu ministre de l’Intérieur en 2002, la France était confrontée à une situation explosive. La délinquance dans les transports en commun avait augmenté de 40 % ; pour la première fois dans l’histoire de la République, le nombre des crimes et délits avait dépassé les 4 millions et les Français étaient si mécontents que le gouvernement de L. Jospin a été mis dehors comme rarement un gouvernement avait été sanctionné. Et que viennent dire messieurs Hollande, Fabius et consorts… ?

Il faut revenir à la police de proximité…
Qu’il faut refaire ce que nous faisions avant 2002, qui a conduit au drame que nous connaissons, c’est-à-dire une explosion sans précédent de la délinquance. Qu’est-ce qui s’est passé depuis ? La délinquance recule dans notre pays chaque année, ce n’est contesté par personne. Dans les transports en commun – parlons-en des transports en commun ! -, là où nous étions confrontés à une explosion de la délinquance, nous avons une baisse de la délinquance de près de 9 % !

Mais il y a des actes de plus en plus violents…
J’y viens monsieur Elkabbach. On revoit dans les TER, dans les trains, dans les métros, dans les RER, des policiers qu’on ne voyait plus, aux heures où les délinquants, naturellement, sont sortis. Par ailleurs, il y a de la violence, il y a des faits qui sont inacceptables ; qu’est-ce qu’il faut faire face à cela et qu’est-ce qu’on fait ? D’abord, j’ai parlé des interpellations, parce que la police de proximité qui consiste à entretenir les relations publiques à des heures où les délinquants ne sont pas sortis, cela ne sert à rien. Ce qu’on nous demande à nous, à l’Intérieur, c’est d’interpeller les coupables et ce qu’on demande à la justice, c’est de les punir. Qu’est-ce qu’il faut faire avec ça et qu’est-ce qu’on doit faire de tout cela ? D’abord, encore une fois, pour les mineurs, il faut adapter l’ordonnance de 45, on ne peut plus continuer comme cela ! Deuxièmement, pour les multirécidivistes, il faut des peines plancher. Des gens qui viennent pour la dixième fois devant le même tribunal doivent être certains d’obtenir une condamnation qui les dissuadera de recommencer. Troisièmement, il faut, comme nous le faisons, c’est 4.000 policiers de plus que j’ai mis. Lorsque je suis devenu ministre de l’Intérieur, je suis désolé de le rappeler, on avait eu l’application des 35 heures dans la police, Dieu sait que les 35 heures ont fait du mal ! Dans la police, cela privait la police de 9.000 policiers. Alors madame Royal peut dire ce qu’elle veut – ceci dit, compte tenu des ennuis qu’elle a, je ne vais pas l’accabler, ce ne serait pas très digne – mais elle ne connaît pas ses sujets, je suis désolé de le dire. J’ai créé 6.500 emplois dans la police, les socialistes n’en ont voté aucun. Quand j’ai proposé de durcir les lois, les socialistes ont refusé toutes mes propositions. Dès que je dis qu’il faut créer un fichier pour arrêter les délinquants sexuels, je suis accusé de mettre en cause les libertés. Quand je dis qu’il faut punir des mineurs de 17 ans, je suis accusé de ne faire que de la répression.

On va essayer de répondre à des questions précises…
Attendez, je veux terminer ! Quand je dis que la justice des mineurs, et la justice tout court, n’est pas assez sévère, je suis accusé de mettre en cause l’indépendance. Et quand il y a un drame, comme on voit celui-ci, à ce moment-là, les mêmes qui voulaient qu’on ne fasse rien, sont les premiers à protester. Est-ce que vous croyez que les Français sont dupes ? Moi, je fais mon travail.

Est-ce que vous craignez un effet de contagion ?
Non.

Ce qui s’est passé dans les bus, est-ce que vous croyez que cela va continuer ? Est-ce que vous êtes vous-même inquiet ? Parce que là, vous êtes, je ne sais pas si je dois dire “tendu” ou “prêt, “sur la défensive”, parce qu’on vous attaque de tous les côtés, tout en rappelant un certain nombre de faits. Est-ce que vous craignez que ça se développe ?
Monsieur Elkabbach, je ne suis pas plus tendu que vous et chacun connaît le caractère apaisé de votre tempérament et donc, quand on vient chez vous et à votre micro, on est naturellement, forcément décontracté. Je fais un travail qui est difficile, j’essaie de le faire conformément aux valeurs républicaines pour obtenir des résultats. Et ces résultats, nous en obtenons tous les jours, tous les jours !

A 10 heures, ce matin vous allez être reçu à Matignon, vous êtes à Matignon avec D. de Villepin. Vous allez recevoir les responsables de la sécurité des transports publics, la SNCF, la RATP ; qu’est-ce qu’il faut attendre de plus ?
J’ai réuni l’ensemble des syndicats de transporteurs jeudi dernier, et nous avons mis en place un dispositif qui, me semble-t-il, répond bien à ce qu’on en attendait, puisque mis à part ce dramatique crime – puisque c’est un acte criminel – de Marseille, les choses sont plutôt calmes. Et quand vous me dites, “est-ce que vous attendez, est-ce que vous avez peur ?”… Le ministre de l’Intérieur n’a pas à avoir peur, il a à faire son travail. Est-ce qu’il y a un risque de contagion ? Contrairement à ce que souhaitait tout un tas de gens qui n’ont cessé de jeter de l’huile sur le feu, arguant de la commémoration d’un anniversaire qui n’en est pas un, force est de constater que, pour l’instant, il n’y a pas de risque de contagion. Je voudrais d’ailleurs en appeler à la responsabilité de tout le monde. Vous savez, j’avais été très choqué quand il y a eu l’assassinat de ce pauvre I. Halimi, qu’on a retrouvé le corps torturé, sur 80 % de son corps. Il s’était trouvé une chaîne de télévision ayant suffisamment peu de valeur pour donner la parole au chef du gang des barbares, qui est un barbare lui même, monsieur Fofana.

Elle ne recommence pas, elle a recommencé vous croyez ?
Non, je dis que si on a à donner la parole qu’à monsieur Fofana, c’est qu’on n’a pas les mêmes valeurs. Je crois qu’il ne faut pas donner de publicité à des actes inadmissibles, il faut donner la publicité aux victimes, de l’attention aux victimes.

Il faut raconter sans faire la publicité ?
Il y a un devoir d’information, mais vous savez le rôle des images dans cette affaire, il y a une responsabilité de chacun. Je dois dire d’ailleurs qu’un certain nombre de journalistes ont été victimes d’agression, mais parfois, avec cette commémoration, encore une fois, qui n’en est pas une, on a eu le sentiment que vraiment on voulait jeter de l’huile sur le feu.

Est-ce que vous pensez qu’il y aura des renforts de policiers embarqués dans les métros et les bus ?
Nous avons mis en place un dispositif préventif, d’abord, qui nous a permis de trouver un certain nombre d’armes, mis préalablement sur le chemin, des bus. Car il y a des guets-apens, il y a des bandes organisées, il y a des trafics, il y a des mineurs qui sont utilités par des majeurs sans scrupule qui sont eux-mêmes des trafiquants et qui utilisent des mineurs arguant de leur irresponsabilité pénale. Nous avons mis en place un système qui permet à la RATP, à la SNCF et aux autres transporteurs d’être en liaison avec la police, pour que nous intervenions le plus tôt possible. Mais vous savez, la meilleure façon – et je le dis au chauffeur de bus, et à tous ces fonctionnaires qui font le métier dur et qui n’ont pas à être traités de cette façon -, de les protéger, pour nous, c’est d’arrêter les criminels et qu’une fois arrêtés, ces criminels, je n’hésite pas à le dire, soient punis de façon exemplaire pour qu’enfin, dans notre pays, on sache que mettre le feu à la voiture du voisin ou mettre le feu aux bus qui permettent à des gens qui n’ont pas d’autres moyens de se transporter, cella coûte cher et qu’ils risquent gros. Depuis le début de l’année, on a arrêté 1.077 incendiaires de voitures. Moi, je ne veux plus que des mineurs…

Cela veut dire que ça monte, et surtout chez les mineurs ?
Cela veut dire surtout que la police et la gendarmerie font un travail remarquable, que j’ai besoin que la population les soutienne, et que dans cette situation, si l’on veut arrêter les choses, il faut qu’on arrête les coupables et que les coupables soient sanctionnés. Et qu’on ne me dise pas…

Oui, attendez, deux questions… …
Qu’il faut opposer la répression et l’éducation, parce que la répression c’est la première étape de l’éducation. Et il faut notamment qu’à l’Education nationale, y compris à l’école, on retrouve le sens du mot “respect”, du mot “autorité”. D’une certaine façon, un certain nombre de mineurs totalement déstructurés, retrouvent de l’ordre, de l’ordre républicain.

Il faut aider les parents ?
Et enfin, il faut arrêter de me critiquer lorsque je dis qu’il faut maintenant une politique d’immigration choisie.

Attendez, on ne peut pas développer tous les problèmes…
Parce que appelons un chat, un chat. …

Parce qu’on a un problème de temps quand même. Mais à propos…
Oui, mais enfin, disons quand même les choses comme elles sont : ceux qui ont régularisés…

Mais à propos des CRS, monsieur le ministre de l’Intérieur…
Juste un mot : ceux qui ont régularisé la totalité des clandestins en 1997, ceux qui dénient à la France le droit de choisir qui a le droit d’être sur son territoire et qui n’y a pas le droit, sont mal placés aujourd’hui de se plaindre de la faille du système d’intégration à la française.

D’accord, mais ça, les électeurs jugeront dans quelques mois. Mais à propos…
Oui, mais pour qu’ils jugent, il faut leur donner des éléments d’information.

A propos des CRS : en 48 heures, sont montées des propositions socialistes différentes. D. Strauss-Kahn recommande le retrait des CRS des banlieues parce qu’ils ne connaissent pas les habitants. Et d’autre part, S. Royal ici même, J. Dray vous demandent de les maintenir mais de les affecter durablement au même endroit. Mais dites-moi, heureusement, qu’ils ne sont pas aux responsabilités du Gouvernement, comme ils ne sont d’accord sur rien, qu’est-ce qu’ils feraient ces CRS ? Il y a 15.000 CRS en France, il y a des milliers de gendarmes mobiles. J’ai redéployé les CRS et les gendarmes mobiles au service la sécurité publique alors qu’ils ne faisaient que de l’ordre public. Autrement dit, j’ai considéré que les CRS et les gendarmes mobiles qui sont des gens remarquables de professionnalisme, de courage et de sang-froid, seraient mieux utilisés dans les quartiers pour assurer la protection des habitants plutôt qu’à attendre dans des cars, d’hypothétiques manifestations. Et justement, mais ils ne le savent ou ils font semblant de ne pas le savoir, nous les avons mis dans les quartiers ; ils y restent désormais trois ou quatre mois pour bien connaître le quartier. Et c’est justement parce qu’on a le renfort des forces mobiles que nous avons pu procéder à toutes ces interpellations.

On voit bien que l’affrontement droite/gauche, on est en précampagne électorale, se durcit et se saisit de toutes les occasions pour ça. F. Hollande vous a reproché d’être à la fois ministre de l’Intérieur, président de l’UMP, candidat à la présidentielle donc, comme il dit, “ministre à temps partiel”. Est-ce que votre position est longtemps tenable ?
F. Hollande était le principal conseiller de L. Jospin, qui dirigeait le Parti socialiste, qui était candidat à la présidentielle de 2002 et monsieur Hollande, cela ne le gênait pas d’être aux côtés de L. Jospin.

Mais peut-être qu’il veut vous aider, parce qu’il sait ce qui est arrivé à L. Jospin, il a été battu.
Oui, c’est sans doute cela, il veut sans doute m’aider. Mais vous savez, pour moi, ce n’est pas une question de campagne électorale, parce que ce soit la droite ou la gauche, [on est] confrontés aux mêmes problèmes. C’est simplement de savoir si la société veut se défendre face à des actes qui sont inadmissibles. Alors, après, il y a ceux qui prennent leurs responsabilités et j’essaie d’en être, et ceux qui refusent de les assumer.

Mais en restant Place Beauvau…Est-ce que vous n’encouragez pas toutes sortes de provocation contre le ministre de l’Intérieur, ou de critiques ?
Parce que vous pensez une minute que si je ne faisais pas mon travail, les dirigeants socialistes seraient plus indulgents avec moi ? Heureusement que je suis là, c’est même la seule chose qui les réunit.

Mais quand il dit “ministre à temps partiel” ?
Je n’ai pas le sentiment de faire mon travail à temps partiel. D’ailleurs, c’est curieux de dire que je suis responsable de tout et en même temps ministre à temps partiel. Si je suis ministre à temps partiel, c’est que ma responsabilité, elle est aussi partielle.

Devant les attaques concentrées sur vous et constantes, est-ce que vous pourriez quitter le ministère de l’Intérieur avant le 14 janvier ?
Je quitterai le ministère de l’Intérieur un jour, bien sûr, mais j’ai pris des responsabilités vis-à-vis des Français, celles d’assumer leur sécurité et de maîtriser l’immigration. J’exercerai ma responsabilité jusqu’au bout tant qu’elle sera possible. En tout cas, la conception qui est la mienne, de mes responsabilités, c’est de faire face, c’est d’assumer, c’est de dire ce qu’il convient de faire. Et vous savez, si dans les jours qui viennent, on pouvait arrêter ceux qui ont fait ça, à cette petite jeune fille, pour moi, elle pèserait de peu de poids, les déclarations des dirigeants socialistes.

Et surtout si cela pouvait ne pas recommencer, ce serait encore mieux.
Mais monsieur Elkabbach, la meilleure façon pour que cela ne recommence, c’est qu’on les arrête, que la justice…

Et ça ne va pas tarder, vous nous avez dit ce matin… .. .
Que la justice les punisse et que ceux qui voudraient les imiter sachent qu’il ne vaut mieux pas le faire parce que cela coûte trop cher.

Au passage, les parents, en tout cas le père de M. Galledou, est arrivé ce matin à Paris, venant du Sénégal.
Oui, j’ai eu le père de cette jeune fille qui est un homme tout à fait remarquable de dignité, qui habite Dakar, qui a été longtemps en France. Nous avons fait en sorte qu’il puisse rejoindre sa fille et que, naturellement, la cellule familiale puisse donner à cette jeune fille, les forces qu’il lui faut pour s’en sortir face à une situation qui, pour elle, est en tout état de cause absolument dramatique.

Encore une conséquence politique : le Parti socialiste organise des débats inédits et exemplaires. Il paraît que cela peut grandir le Parti socialiste, je ne sais pas si renforce son candidat ou sa candidate. Est-ce que l’UMP qui, paraît-il, ne serait pas hostile à des débats télévisés, peut organiser le même genre de débats ? Est-ce que d’ailleurs vous auriez en face de vous ou vous avez en face de vous, les deux ou trois compétiteurs avoués ?
Mais à part le fait que ce soit vous qui organisez ces débats, monsieur Elkabbach, en quoi sont-ils exemplaires ?

Avec d’autres… Parce qu’ils n’ont pas lieu ailleurs.
D’accord, OK. Donc, ils sont exemplaires…

…Mais je ne suis pas l’organisateur.
Parce que sinon, en quoi sont-ils exemplaires ? Avez-vous vu une idée nouvelle ? Avez-vous eu une proposition ? Fantastiques ces débats ! La candidate socialiste, favorite des sondages, en sort éreintée, ses propres amis la traitent de populiste dans le meilleur des cas, d’incompétente dans le pire. Sans que pour autant messieurs Strauss-Kahn et Fabius en gagnent la moindre sympathie de l’opinion publique, et vous me dites, “regardez, comme c’est bien !”. Franchement, je regarde…

C’est inédit, mais peut-être que chez vous, à l’UMP, cela se passerait autrement. Il y aurait des idées, il y aurait des candidats…
Monsieur Elkabbach, nous ne donnons au mot “exemplaire” la même signification, vous et moi.

Avant la consécration UMP du 14 janvier 2007, est-ce qu’il y aura un calendrier chez vous pour encourager les candidats à se déclarer ?
Pour moi, il n’y aucune consécration, ce n’est pas la question. J’ai voulu une grande famille politique populaire, c’est ce que nous sommes en train de faire, il y a 300.000 personnes qui sont adhérentes de l’UMP. J’ai voulu que chacun s’y sente bien, j’ai voulu que ce soit un lieu de débat, c’est un lieu de débat. A partir du moment où l’on respecte le calendrier de l’UMP, la méthode de travail de l’UMP et qu’on le fait à l’intérieur de l’UMP, je n’ai qu’à me féliciter de l’attitude des uns comme les autres.

J’écoutais, je lisais F. Fillon : il estime que vous êtes le seul à droite qui a une chance de gagner en 2007. Comme il est proche de vous, est-ce qu’il fait du zèle ou est-ce qu’il a encore raison ?
Avec tout ce que vous avez dit des critiques que je reçois tous les jours, vous ne voulez quand même pas que je critique celui qui dit du bien.

Mais il a raison ?
C’est ça l’exemplarité, monsieur Elkabbach…

Mais il aurait raison…
Il aurait raison de quoi, de dire du mal de moi ?

Non, du bien et de voir que vous êtes le seul qui peut gagner à droite. Parce que j’entendais que M. Alliot-Marie, paraît-il, va organiser le Chêne, une association pour se préparer à peut-être vous combattre avant d’aller combattre le candidat ou la candidate de la gauche.
Mais que chacun prenne ses responsabilités. Si quelqu’un a quelque chose à dire, qu’il le dise, et c’est bien ainsi. Il n’y a pas de candidat de droit divin à l’UMP.

Percé de tant de coups, aussi bien prévus que cruels, est-ce que vous gardez encore le moral et l’envie ?
Ce qui fantastique, c’est quand on a des lettres, même à cette heure matinale, on a envie de les faire partager à ses auditeurs, merci monsieur Elkabbach… Bien sûr que j’ai envie, bien sûr que c’est difficile, et pourtant si je ne fais pas ce travail, monsieur Elkabbach, qui le fera ? Si je ne dis pas ce que je dis, qui le dira ? Et si je n’ai pas les résultats qui sont incontestables et que nous avons obtenus grâce au travail des forces de l’ordre, qui aurait fait ce travail ? Est-ce que vous croyez franchement que monsieur Vaillant, que monsieur Jospin, que monsieur Hollande qui proposent aux Français de revenir à ce qui était avant 2002, c’est la réponse à la question ? Je suis un homme qui est passionné, passionné par mon pays, j’aime exercer des responsabilités, et j’essaie de le faire avec beaucoup de raison et avec beaucoup de fermeté. Et aujourd’hui, je sais qu’il y a beaucoup d’espoirs et beaucoup de responsabilités qui sont mis sur mes épaules, mais ce n’est pas mon genre de ne pas assumer. Et ce n’est certainement pas parce qu’il y a eu trois ou quatre personnes qui se comportent comme des assassins que je dois renoncer. Renoncer à quoi ? Renoncer à parler ? Tout ce qui se passe valide, en fait, ce que je dis et ce que je fais depuis des années. Je n’ai cessé de dire que c’était plus grave que ce que prétendaient les uns et les autres. On m’a reproché d’instrumentaliser, monsieur Jospin avait même inventé – comment disait-il ? – “le sentiment d’insécurité”. Voilà ce que l’on paie aujourd’hui et c’est parce que j’essaie de redresser la situation que les choses sont complexes, mais nous aurons des résultats. Et encore une fois, vous savez, j’ai pris des engagements devant la famille de cette victime et je ne suis pas un homme qui ne tient pas ses engagements.

Bonne journée et merci d’être venu.
Merci de m’avoir invité et merci pour la définition de l’exemplarité monsieur Elkabbach, je m’en souviendrais. 

Et oui, encore un test , c’est mon blog je fais ce que je veux, c’est trop beau cette liberté….

Cliquez ici ,vous ne serez pas venus pour rien.